Les FARC rejettent catégoriquement les fausses affirmations du porte-parole de l'armée thaïlandaise concernant l'incident de Ta Moan Thom
AKP Phnom Penh, le 23 juin 2025 --
Les Forces armées royales cambodgiennes (FARC) ont catégoriquement rejeté les affirmations, qu'elles qualifient de fausses et irresponsables, du porte-parole de l'armée thaïlandaise concernant un récent incident survenu au Temple de Ta Moan Thom, situé dans le village de Ta Moan Sen Chey, commune de Kok Mon, district de Banteay Ampil, province d'Oddâr Meanchey.
Dans un communiqué de presse rendu public ce matin, les FARC a réitéré son appel à la partie thaïlandaise pour qu'elle respecte pleinement et strictement les accords existants et s'abstienne de diffuser de fausses informations qui sapent la confiance mutuelle et menacent la stabilité régionale.
Les FARC ont apporté les quatre éclaircissements suivants concernant l'incident :
Premièrement, l'affirmation du porte-parole de l'armée thaïlandaise selon laquelle les forces cambodgiennes avaient été informées à l'avance de la visite de 150 cyclistes thaïlandais au Temple de Ta Moan Thom est totalement fausse. L'armée cambodgienne n'a reçu aucune notification de ce type, ni verbalement ni par voie de communication officielle. Si l'armée thaïlandaise n'a rien à cacher et n'a aucune mauvaise intention, elle doit agir en toute transparence et conformément à l'accord bilatéral, qui définit clairement les procédures et les horaires d'accès au temple.
Deuxièmement, après avoir constaté la visite non autorisée des cyclistes thaïlandais, l'armée cambodgienne a réagi de manière appropriée, polie et professionnelle. Les troupes cambodgiennes ont rappelé à leurs homologues thaïlandais que cet acte constituait une violation de l'accord et les ont exhortés à en respecter scrupuleusement les termes. Malgré cette violation, la partie cambodgienne a autorisé le groupe à prendre des photos et à partir pacifiquement, démontrant ainsi la patience, le sens des responsabilités et la sincère volonté du Cambodge d'éviter toute tension inutile.
Troisièmement, l'insinuation du porte-parole de l'armée thaïlandaise selon laquelle le problème pourrait provenir d'un malentendu entre l'armée cambodgienne et le gouvernement royal est hautement irresponsable. Une telle déclaration s'écarte du devoir professionnel d'un porte-parole, dont le rôle est de fournir des informations véridiques et fondées sur des preuves. Ces accusations semblent viser à esquiver la responsabilité de la violation de l'accord par l'armée thaïlandaise et à induire en erreur l'opinion publique thaïlandaise. Le gouvernement royal, les forces armées et le peuple cambodgien demeurent unis dans leur détermination à défendre l'intégrité territoriale de la nation.
Quatrièmement, les FARC réaffirment que, sur la base de la carte à l'échelle 1:200 000 et conformément à l'esprit de la Convention franco-siamoise de 1904 et du Traité franco-siamois de 1907, le Temple de Ta Moan Thom se trouve sur le territoire souverain du Cambodge et est donc inviolable. Les FARC appellent la partie thaïlandaise à respecter pleinement et de bonne foi l'accord existant et à s'abstenir de toute action susceptible de déformer les faits ou de porter atteinte à la confiance mutuelle.
« Les Forces armées royales cambodgiennes s'engagent à maintenir et à promouvoir la paix, la stabilité et les relations de bon voisinage, mais ne permettront à aucun pays de porter atteinte à la souveraineté du Cambodge », a conclu le communiqué.
Nimul Sok mom, [6/23/2025 10:20 AM]
A rappeler que l'incident s'est produit le 22 juin vers 7h30, lorsque trois soldats thaïlandais ont conduit un groupe d'environ 150 cyclistes thaïlandais dans le complexe du Temple de Ta Moan Thom sans en avertir au préalable les autorités cambodgiennes. Cet acte constitue une violation flagrante de l'accord bilatéral, qui stipule que l'accès au complexe du temple est limité à 9h et 15h. Toute modification de ces dispositions nécessite une consultation et une approbation conjointes préalables afin d'assurer une coordination harmonieuse et d'éviter tout malentendu.



Par C. Nika





