PM cambodgien : Deux questions clés exclues de l’ordre du jour de la réunion de la JBC de demain
AKP Phnom Penh, le 13 juin 2025 --
Le Premier ministre Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet a précisé que deux questions clés ne seraient pas abordées lors de la réunion de la Commission mixte des frontières (JBC) Cambodge-Thaïlande prévue demain, 14 juin 2025, après 12 ans d’interruption.
La première question concerne les différends frontaliers liés aux complexes de temples de Ta Moan Thom, Ta Moan Tauch et Ta Krabei, ainsi que la région de Mom Bei. Le Premier ministre a rappelé ce soir sur ses réseaux sociaux officiaux que le Cambodge avait déjà décidé de porter ces questions devant la Cour internationale de Justice (CIJ).
Il a réitéré que le Cambodge attendait la réponse de la Thaïlande lors de la réunion de la JBC de demain : la Thaïlande acceptera-t-elle de se joindre au Cambodge pour soumettre l’affaire à la CIJ ?
« Je tiens à réaffirmer à mes compatriotes que, même si la partie thaïlandaise refuse ou garde le silence, le Cambodge agira unilatéralement. Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale adressera une requête officielle à la CIJ le dimanche 15 juin 2025 concernant les différends dans ces quatre zones », a-t-il affirmé.
Le deuxième point qui ne sera pas abordé est la fermeture actuelle de la frontière. Selon le chef du gouvernement cambodgien, l'ouverture ou la fermeture des postes-frontières ne relève pas de la compétence de la JBC.
Il a affirmé que la question était simple : la frontière, fermée unilatéralement par l'armée thaïlandaise le 7 juin, doit être rouverte unilatéralement à son statut antérieur.
« Le Cambodge n'a pas l'intention de créer des problèmes qui entraveraient les déplacements ou les échanges transfrontaliers entre les Cambodgiens et les Thaïlandais. Cependant, le Cambodge a également la capacité de réagir efficacement aux menaces ou aux pressions extérieures », a-t-il souligné.
Samdech Thipadei a précisé que le Cambodge n'était pas à l'origine de la situation actuelle et qu'il ne fallait donc pas s'attendre à ce qu'il y mette fin. « Ce qui a été commencé unilatéralement doit être terminé unilatéralement. Nul besoin de négocier. Quiconque commence le premier finit le premier », a-t-il dit.
Néanmoins, le Premier ministre a réitéré la volonté du Cambodge de poursuivre sa collaboration avec la Thaïlande, par le biais du mécanisme de la JBC, afin de finaliser la démarcation des sections restantes de la frontière commune, à l'exception des quatre zones contestées, que le Cambodge entend régler par le biais de la CIJ.

Par C. Nika





