Des projets de résolution sur les systèmes de protection sociale et l'économie informelle adoptées
AKP Phnom Penh, le 03 juin 2025 --
Le Congrès Assemblée nationale-Sénat a adopté deux projets de résolution clé sur les systèmes de protection sociale et l'économie informelle, lors de sa première journée de délibérations, le 2 juin.
La réunion, qui s'est déroulée de 8h à minuit, s'est tenue sous la présidence de Samdech Akka Moha Sena Padei Techo Hun Sèn, président du Sénat.
Selon un communiqué de presse de l'Assemblée nationale, la résolution sur les systèmes de protection sociale confirme les priorités stratégiques du gouvernement royal visant à renforcer le système de protection sociale du pays, le considérant comme essentiel à la résilience nationale et au développement durable.
Le Congrès a salué les efforts du gouvernement pour fournir des services essentiels aux populations vulnérables, ajoutant que la protection sociale doit évoluer avec les réalités socio-économiques changeantes.
L'un des principaux objectifs de la résolution est d'adopter une approche sociétale globale, intégrant les agences gouvernementales, la société civile et les citoyens, dans la conception et la mise en œuvre des politiques de protection sociale.
Le Congrès a appelé à l'extension de la couverture maladie universelle, des régimes de sécurité sociale et à la réforme des retraites afin de créer un filet de sécurité durable et de renforcer la résilience face aux chocs économiques.
La résolution a également insisté sur l'importance des réformes juridiques en cours pour renforcer le cadre institutionnel, exhortant les deux chambres législatives à soutenir les futures initiatives législatives répondant aux nouveaux défis en matière de protection sociale.
Ces réformes ont été jugées cruciales pour garantir que les politiques restent adaptatives, inclusives et capables de protéger les groupes vulnérables.
Cette résolution a mis l’accent sur l'engagement du Cambodge à faire de la protection sociale un pilier stratégique de sa vision de développement à long terme, en intégrant des politiques inclusives garantissant que personne ne soit laissé pour compte et en promouvant une société résiliente, capable de faire face aux changements socio-économiques.
De plus, elle vise à accélérer la modernisation en cours du système de protection sociale du Cambodge, en l'alignant sur les priorités nationales de durabilité, d'équité sociale et de résilience, consolidant ainsi la trajectoire du pays vers un pays à revenu élevé d'ici 2050.
Concernant la deuxième résolution, l'Assemblée nationale et le Sénat ont approuvé et salué la Stratégie nationale pour le développement de l'économie informelle 2023-2028 du gouvernement royal, la décrivant comme une réponse opportune et adaptée au contexte économique et social actuel et futur du Cambodge au cours de la 7e législature.
Le Congrès a salué les initiatives du gouvernement visant à promouvoir, soutenir et autonomiser les citoyens engagés dans l'économie informelle en créant des opportunités de développement commercial et en améliorant le niveau de vie. Le gouvernement a notamment mis en œuvre des mesures importantes, notamment le sous-décret relatif à l'enregistrement des travailleurs de l'économie informelle, la création d'une plateforme numérique d'enregistrement, des mesures de soutien en matière de fiscalité, de formation professionnelle, de protection sociale, de finances et de services bancaires, ainsi que des mécanismes de suivi et d'évaluation.
Samdech Moha Borvor Thipadei Hun Manet, Premier ministre du Royaume du Cambodge, a informé le Congrès que le gouvernement avait lancé la Stratégie nationale pour le développement de l'économie informelle 2023-2028, quatrième d'une série de six programmes politiques prioritaires. Son objectif est de permettre aux acteurs de l'économie informelle de se développer, de s'intégrer au système formel et d'accéder aux prestations de protection sociale du pays.
Selon l'Enquête sur la population active cambodgienne de 2019, sur les 7,9 millions de personnes que compte la population active nationale, seuls 21,5% (1,7 million) travaillent dans l'économie formelle, tandis que la grande majorité (6,2 millions) est employée dans le secteur informel. La plupart des travailleurs informels n'ont pas accès aux services essentiels, ce qui les rend particulièrement vulnérables en temps de crise.
A compter jusqu’au 2 juin 2025, 80 421 acteurs de l'économie informelle avaient déposé des demandes via la plateforme numérique, dont 3 246 salariés de microentreprises, 1 773 microentreprises et 75 401 travailleurs indépendants, a indiqué le ministère de l'Industrie, des Sciences, de la Technologie et de l'Innovation (MISTI).
La Stratégie nationale pour le développement de l'économie informelle est un outil stratégique du gouvernement royal visant à renforcer durablement l'intégration de l'économie informelle dans le secteur formel, lui permettant ainsi de contribuer activement à la croissance économique nationale, a souligné le MISTI.
Le Congrès Assemblée nationale-Sénat poursuit ce matin leurs délibérations sur le dernier point à l'ordre du jour : le secteur agricole.

Par C. Nika





