Les dépenses alimentaires des ménages les plus pauvres ont bondi de 40% en 5 ans
AKP Phnom Penh, le 03 mars 2025—
Le budget moyen que les ménages sud-coréens les plus démunis consacrent à l'alimentation a grimpé de près de 40% au cours des cinq dernières années en raison de l'inflation, les produits de première nécessité représentant ainsi pour eux une charge financière toujours plus lourde, montrent les derniers chiffres officiels publiés ce dimanche.
D'après Statistique Corée (KOSTAT), les ménages appartenant à la catégorie des 20% des revenus les plus faibles au sein de la population coréenne ont dépensé en moyenne 434.000 wons (300 dollars) par mois dans l'alimentation en 2024. Cela représente 121.000 wons de plus que la moyenne mesurée en 2019, 313.000 wons, soit une augmentation de 38,6%.
Les dépenses alimentaires des ménages sur l'ensemble de la population ont grimpé sur la même période de 175.000 wons, soit 26,3%, pour atteindre une moyenne mensuelle de 841.000 wons. La hausse a été légèrement plus forte chez les plus aisés (27,1%), avec des dépenses mensuelles qui sont passées de 1,04 million de wons à 1,33 million.
La forte inflation sur les aliments qu'a connue la Corée est bien évidemment la principale responsable de ce phénomène, mais aussi certaines hausses volontaires de prix qui ne correspondaient pas à l'évolution des coûts et pourraient avoir été décidées pour augmenter les marges.
L'indice des prix des produits alimentaires et boissons (hors alcools) a progressé de 28,3%, passant de 95,8 en 2019 à 122,9 en 2024, soit à un rythme quasiment deux fois plus élevé que l'indice des prix à la consommation qui a connu une hausse de 14,8% sur la même période. Le constat est le même pour l'indice des prix des services de restauration, qui a atteint 121, soit un gain de 22% par rapport à 2019 (99,2).
Les spécialistes ont relevé que l'évolution des prix de l'alimentation a porté un coup particulièrement sévère pour les ménages les plus démunis, puisque 45% de leurs revenus a été dépensé dans l'alimentation l'année passée, selon KOSTAT, tandis que ces dépenses ne représentaient que 15% des revenus des ménages les plus aisés.

AKP-Yonhap





